Calendrier des ventes

Art Classique & Collections

vendredi 30 octobre 2026 à 14h00
Salle 1-7 - Hôtel Drouot , 9, rue Drouot 75009 Paris

Bijoux & Horlogerie

mercredi 09 décembre 2026 à 14h00
Salle 1-7 - Hôtel Drouot , 9, rue Drouot 75009 Paris

Actualités

Art Classique & Collections - 17 juin 2026

La dernière vacation d’Art Classique, menée par Maître Alexandre Baron-Reverdito, a été marquée par plusieurs enchères remarquables. Au premier rang figuraient les pièces issues de la collection d’argenterie et d’orfèvrerie de la famille de Montesquieu.

Une écuelle en argent (lot 115), ayant appartenu à Charles de Montesquieu et finement ciselée, a atteint 7 800 euros. Une boîte en or à l’émail vert guilloché, signée par l’orfèvre Charles Oizilles (lot 126), a trouvé preneur à 7 500 euros. Quant à la tabatière en or ayant appartenu au duc de Marlborough, elle a été adjugée près de 12 000 euros.

Point d’orgue de la vente, le grand camée impérial d’époque romaine, monté par le maître-orfèvre Jean‑Maximilien Vachette, a suscité une vive compétition avant d’être acquis pour 130 000 euros. L’œuvre a été préemptée par la BnF, avec le soutien de la Fondation Lamarck.

Article de la Gazette Drouot du 25 juin 2026 


Une paire de portraits signés par le peintre Antoine Vestier, représentant le comte et la comtesse de Seneffe, a également suscité un vif intérêt. L’ensemble a été emporté à 158 600 euros, confirmant l’attrait des collectionneurs pour les œuvres du portraitiste du XVIIIᵉ siècle.

Lire la suite

Eugène Dodeigne, sculpteur de la matière vivante

« Eugène Dodeigne, il faut le dire d’emblée, est l’un des grands sculpteurs de la seconde moitié du XXe siècle. L’un des plus singuliers aussi. L’un des plus classiques en même temps. » C’est par ces mots que Serge Lemoine ouvre le catalogue de la rétrospective consacrée à l’artiste à La Piscine de Roubaix. Cette dualité – entre singularité et classicisme – traverse toute l’œuvre de Dodeigne. Sans jamais quitter son travail sur la figuration, sa sculpture explora toutes les métamorphoses de la matière : terre cuite, plâtre, pierre, bronze, mais aussi dessin, peinture. Tour à tour monumentales ou élancées, denses ou légères, ses œuvres se caractérisent par une autonomie radicale et une forme d’insaisissabilité

.
Lire la suite

Une collection de mortiers inédite aux enchères

Les Mortiers

Le mortier, souvent associé à son pendant mobile, le pilon, constitue l’un des objets anthropologiques fondamentaux apparus très tôt dans l’histoire des sociétés humaines. Son apparition à la Préhistoire s’inscrit dans la mutation des populations, passant d’une économie fondée sur la chasse et la cueillette à celle de sociétés agricoles. Il connaît par ailleurs de multiples usages : le broyage de matériaux, la transformation des aliments et, surtout, son emploi dans le domaine de la pharmacie.
Leur appellation provient du latin mortarium pour le mortier et pilare pour le pilon, termes qui rappellent les fonctions de broyage et de pression exercées sur les substances contenues dans le récipient.

Dès l’Antiquité, apothicaires et préparateurs y ont recours pour réduire plantes, minéraux et produits d’origine animale en poudres ou en pâtes : une étape indispensable à l’élaboration des préparations pharceutiques. Les mortiers anciens se déclinent en une grande variété de matériaux, allant de la pierre et du bois aux alliages de cuivre ou de bronze, puis au laiton et à la porcelaine. Les mortiers que nous présenterons le 30 janvier à l'Hôtel des Ventes de Drouot Bagnolet illustre le panel de forme et de décor développé au cour des années, conférant à cet objet du quotidien, le statut d'un objet décoratif à part entière. 

À travers l’intégration de formes décoratives propres à chaque époque, le savoir-faire des artisans a progressivement élevé les mortiers au rang d’objets d’art.

Les mortiers sont également utilisés dans les sociétés traditionnelles pour broyer les grains en l’absence de moulin, ou pour des préparations culinaires plus délicates : mélanges d’épices de la cuisine indienne, aïoli et pistou (qui doit d’ailleurs son nom au pilon, ou piston). Ces objets de pratique courante deviennent peu à peu des pièces de collection, mises à l’honneur notamment dans les revues spécialisées de pharmacie d’officine.



Vente le 30 janvier 2026 
Expert : Monsieur Benoît Bertrand 

Bibliographie
Modèles comparables :
De Ricqlès François, La pharmacie en vitrine, vente aux enchères à Pharmagora, 27 mars 1994.
Mortiers de toutes sortes. In : Revue d'histoire de la pharmacie, 59ᵉ année, n°209, 1971. pp. 405-408.
Montagut Robert ; Mortiers, 1984, n°01707, galerie Robert Montagut,
Collection Robert Montagut, Drout, Richelieu ; 4-5 juin 1992.
Montagut Robert, Dirven Jan ; Pharmaceutia ; 1989,
Lire la suite